Entretien Individuel & RIP :
la grande mascarade !
Les objectifs individuels et la RIP associée, sont censés reconnaitre la performance de chacun⸱e… Mais la manipulation se voit de plus en plus.
L’« harmonisation » des montants ou le coup de rabot budgétaire
Votre manager⸱euse vous l’a peut-être dit, il ne faut pas espérer atteindre 100% des objectifs, même si c’est le cas !
En fait, la direction bloque la validation des entretiens annuels pour pratiquer une « harmonisation » forcée. Les taux d’atteinte des objectifs seront ajustés, non pas selon la réalité de votre travail mais selon l’enveloppe budgétaire.
Du coup, certains manager⸱euses fixent des critères inatteignables pour pouvoir arbitrer facilement. Sinon, il sera tentant d’utiliser les critères comportementaux comme variable d’ajustement. Dans les deux cas, c’est une vaste tromperie.
Non aux critères comportementaux illégaux !
La Cour de cassation a récemment statué : l’évaluation doit se faire sur des critères objectifs, en lien direct avec les aptitudes professionnelles (ICI). L’évaluation professionnelle ne peut pas devenir une évaluation personnelle.
Fixer des objectifs comportementaux subjectifs est interdit. Or, des injonctions morales commencent à apparaître à RTE : « réagir favorablement à la nouveauté », « adopter un discours positif » ou encore « éviter les remarques négatives » : c’est tout simplement illégal !
Une finalité loin des objectifs affichés
La direction sait bien que son dispositif joue avec la légalité mais elle s’en moque. Il s’agit d’influencer le comportement des agent⸱es par ce petit jeu de récompense versus punition.
En fait, le directoire rêve les agent⸱es en une armée de travailleur⸱euses, qui ne discutent pas les ordres et donnent le maximum, pour atteindre la performance économique et financière… quitte à y laisser leur santé.
Un détournement de la masse salariale au profit des plus hauts revenus
Avec le dispositif RIP & Bonus, les dirigeant⸱es en profitent pour détourner une partie de la masse salariale à leur profit.
En effet, la RIP aggrave fortement les inégalités de revenus puisque les montants sont exponentiels : de 527€ en moyenne en PO1 à 44.461€ pour un⸱e dirigeant⸱e Hors Classe et 96.138€ pour les membres du directoire (voir ci-dessous).
Pourtant, cela n’a pas de sens. Pourquoi un⸱e PO3 serait moins « performant » dans son emploi qu’un⸱e PO7 ?!
Assez de cette farce, nous voulons un 14ème mois !
Marre de la politique du bâton et de la carotte ! Nous refusons d’être mis en concurrence les un⸱es avec les autres. Au contraire, développons la solidarité au sein des équipes, pour faire bloc face aux mauvais coups.
Ensemble, agent⸱es et manager⸱euses, refusons les objectifs comportementaux qui portent atteinte à la personnalité de chacun⸱e.
Plutôt qu’un système de bons points infantilisant, injuste et source de divisions, revendiquons un 14ème mois !

