Assurance chômage impact de ce nouvel accord 2026

Accord 2026 – ASSURANCE CHÔMAGE
DES DROITS EN BAISSE : LA CGT DIT NON !

Les négociations sur l’assurance chômage se sont conclues le 25 février 2026.
Le gouvernement se félicite de l’accord signé par certaines organisations syndicales avec le MEDEF sur l’évolution des règles de l’assurance chômage.
Pour la CGT, c’est NON !

Une forte baisse des droits après une rupture conventionnelle

La principale mesure de cet accord entérine une baisse importante de la durée l’indemnisation pour les salariés ayant signé une rupture conventionnelle.

Rappelons que la rupture conventionnelle a été instaurée en 2008 à la demande du patronat. Elle permet souvent aux employeurs d’éviter les contestations devant les prud’hommes pour des licenciements abusifs.

Avec cet accord, ce sera la double peine pour les salariés :
➡ perte d’emploi
➡ Baisse des droits au chômage.

Concrètement :

  • La durée maximale d’indemnisation passerait de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans ;
  • Pour les plus de 55 ans, elle serait limitée à 20,5 mois ;
  • Les plus de 57 ans pourraient perdre jusqu’à 6,5 mois d’indemnisation.

Autre recul majeur :
Les allocataires ayant gagné plus de 2 000 € brut par mois verraient leur allocation baisser de 30 % à partir du 7ᵉ mois, quel que soit leur âge.

Aujourd’hui, cette dégressivité ne concerne que les salariés de moins de 55 ans gagnant plus de 4 940 € brut par mois.

Des économies sur le dos des chômeurs

Cet accord fait peser les économies uniquement sur les salariés qui se retrouvent au chômage après une rupture conventionnelle.
➡ 700 à 900 millions d’euros d’économies sur les allocations
➡ aucune contribution supplémentaire des employeurs

Le gouvernement et le MEDEF s’en félicitent : leur objectif est d’atteindre 1 milliard d’euros d’économies, une fois de plus sur le dos des travailleurs privés d’emploi.

Des droits de recours menacés

Un autre danger concerne les trop-perçus.
Lorsque France Travail se trompe dans le calcul des allocations, il peut demander un remboursement jusqu’à trois ans plus tard.
Plutôt que d’améliorer la qualité du service rendu aux allocataires, des menaces pèsent aujourd’hui sur la réduction des droits de recours.

La CGT s’y opposera fermement.

La mobilisation a déjà permis d’éviter le pire

La mobilisation a déjà permis d’empêcher d’autres reculs, notamment pour les artistes et techniciens du spectacle.

Mais il est toujours difficile de faire reculer le patronat et le gouvernement, lorsque trois organisations syndicales signent des accords contraires aux intérêts des salariés et des chômeurs.

La CGT continuera à se battre

POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES SALARIÉS ET DES CHÔMEURS ✊

Au moment où les plans de licenciements se multiplient, il est urgent de renforcer les protections des travailleurs, pas de les affaiblir.

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