Censure ou défense des activités sociales ?
Dans un tract récent, la CFE UNSA accuse le président de la CCAS d’avoir « censuré » dans le journal des activités sociales leur communication sur Avantage IEG.
La FNME-CGT regrette ce débat stérile mais souhaite cependant apporter une clarification. Il ne s’agit pas de censure mais de défense des activités sociales !
- Les journaux des activités sociales ne sont pas des panneaux publicitaires.
- La CCAS protège le cadre légal et statutaire des activités sociales.
- Avantages IEG n’est pas de l’innovation sociale : c’est un catalogue de réductions marchandes, comme Groupon ou Igraal.
- Nos activités sociales reposent sur la mutualisation et la solidarité, pas sur la consommation individuelle.
- La banalisation de ces partenariats ouvrirait la voie à la privatisation rampante et à la remise en cause du financement des activités sociales.
Là où Avantages IEG renforce la logique du marché et la dépendance aux enseignes, la CCAS développe des activités qui échappent à la logique marchande (colonies, culture, vacances, solidarité, santé).
Le vrai danger pour le pouvoir d’achat, c’est la remise en cause du financement des activités sociales. En remplaçant nos activités sociales par des bons de réduction, on affaiblit notre modèle collectif et solidaire.
La CFE-UNSA veut transformer nos activités sociales en marché parallèle de consommation sous le prétexte d’améliorer le pouvoir d’achat des agents (en étant peu regardante sur les conditions sociales de certains de leurs partenaires).
LE VRAI POUVOIR D’ACHAT, C’EST QUOI ?
Ce n’est pas quelques bons de réduction. Le vrai combat, c’est celui que nous menons depuis le 2 septembre :
- +9 % sur la grille de salaire ;
- 2 échelons supplémentaires ;
- La revalorisation des majorations résidentielles et de l’astreinte ;
- La revalorisation des pensions.
La liberté réelle, c’est de pouvoir accéder à des vacances, à la culture, aux sports, à la solidarité, quelles que soient ses conditions de revenu.
La CGT soutient la décision du Président de la CCAS de ne pas laisser la communication institutionnelle de la CCAS devenir la foire à la promotion d’enseignes en tout genre.
Si nous ne portons pas des valeurs humanistes dans nos activités sociales, comment exiger la hausse des salaires et l’amélioration des conditions de travail pour l’ensemble du monde du travail ?
