CSE Central : réorganisation des pôles d’activités RTE

Comité Social et Économique Central du 16 octobre
Une réorganisation précipitée, tournée vers la rentabilité !

Le CSE Central est consulté sur un « projet de réaménagement de la structure organisationnelle », autrement dit une réorganisation… sans langue de bois !

Il s’agit de redéfinir d’ici le 1er janvier les pôles d’activités rattachés aux membres du directoire (Transformation Environnement Salariés, Gestion de l’infrastructure, Clients Systèmes Innovation, Économie Stratégie Finances, plus Secrétariat Général).

Mais la direction pilote à vue et rien n’est clair sur où vont atterrir les agent·es concerné·es. D’ores et déjà, des modifications apparaissent comme la fusion des pôles FAR (finances, achats et risques) et SPE (stratégie, prospective et évaluation).
L’essentiel des changements sera dévoilé lors de la « phase 2 » d’ici la fin de l’année.
Il est question de transférer des entités d’un pôle à un autre comme les études de réseaux (DER), l’audit et risques (DAR), les Assurances… Des directions devraient fusionner, comme la DSVD (statistiques et valorisation des données) et AESIS (stratégies, infrastructures et systèmes), TESIF (maîtrise d’ouvrage exploitation du système) avec l’Exploitation, peut-être la DSIT et PISSIN (maîtrise d’œuvre et d’ouvrage SI & Telecom)…

Selon la direction, il faut faire vite car en période de changement de directoire, « les gens lèvent le stylo » et c’est « l’entropie » (le désordre quoi). Au moins, une chose est claire : le peu de respect porté au personnel !

Pourtant, le rythme effréné des réorganisations fragilise les équipes, qui peinent à y trouver du sens et à s’impliquer durablement. Ainsi, le Département des Études Réseaux qui vient tout juste d’être mis en place à D&I passerait aux Fonctions Centrales, sous la coupe de la direction Finance !

Il n’y pas de justifications, ni d’objectifs clairs. Il n’est jamais question de service public, ni de la fiabilité du réseau, en revanche l’aspect budgétaire est omniprésent. Cela reflète l’orientation prise par l’entreprise, et fait craindre une perte accrue de maîtrise en interne de l’expertise et de l’ingénierie (terme remplacé par Projets Maritimes/Terrestres…).

C’est pourquoi, les élues CGT ont refusé de rendre un avis sur ce projet.
Nous exigeons des réponses sur les objectifs poursuivis et des garanties sur la préservation de la qualité de notre travail, au seul profit du service public.

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