Calendrier de l’avAnt – Épisode 4 : Santé au travail et environnement

Calendrier de l’avAnt – Ep. 4 Santé au travail et environnement

Si la santé au travail et la préservation de notre environnement sont pour la CGT des priorités vitales, elles restent trop souvent des variables d’ajustement pour des directions obsédées par la rentabilité. Là où l’entreprise voit des « coûts », nous voyons des vies et un futur. C’est une leçon d’histoire, aucun progrès social, aucune mesure de protection écologique n’a jamais été un cadeau du patronat. Chaque avancée a été arrachée par la lutte déterminée de celles et ceux qui refusent de sacrifier leur santé sur l’autel du profit.

Aux FC, nos enjeux autour de la sédentarité pour les un-es, des chantiers héliportés pour d’autres, mais aussi les questions de l’isolement des personnes dans le cadre du télétravail, ou encore des maladies liées aux risques psychosociaux ne sont pas toujours pris en compte.

Par exemple, les questions de prévention liées à l’introduction de l’IA (que ce soit en termes de santé ou d’environnement) ne sont pas ou presque intégrées dans les plans de prévention de nos directions.

Rappelons que, y compris pour Window, la direction refuse encore que nous utilisions le vélo comme moyen de transport professionnel alors que La Défense devient de plus en plus accessible ! L’environnement comme outil de greenwashing…

L’amiante est l’un des plus grands scandales de santé au travail  que nous connaissons. Des travailleuses et travailleurs ont été exposés à de l’amiante sans protections adéquates pendant des années malgré la connaissance des risques (interdiction de l’amiante en 1997 en France, mais dès 1975 aux Etats-Unis). Grâce à l’action syndicale et celle des victimes, la justice a fini par reconnaître la « faute inexcusable » de l’employeur :  reconnaissance en maladie professionnelle, réparation des victimes, obligations de prévention plus strictes, et mise en cause de responsabilités. Ce combat permanent rappelle que la santé ne doit jamais être sacrifiée à la rentabilité et que la prévention est un droit fondamental durement acquis.

Pour en savoir plus : Wikipedia : Affaire de l’amiante en France

Plus récemment, en 2020, en pleine pandémie de Covid-19, alors que le géant du numérique Amazon refusait de mettre en place des mesures de sécurité suffisantes, la CGT et l’Union syndicale Solidaires ont saisi la justice. Le tribunal a donné raison aux salarié-es, ordonnant à Amazon France Logistique de limiter ses activités aux seuls produits essentiels sous peine d’astreinte financière massive tant que l’évaluation des risques et les mesures de prévention ne sont pas correctement mises en place. Cette victoire judiciaire a forcé la multinationale à fermer temporairement ses entrepôts pour négocier avec les représentant-es du personnel. Elle a rappelé de façon magistrale que même les plateformes les plus puissantes sont soumises au Code du travail et à l’obligation de protéger la santé de leurs salarié-es.

Pour en savoir plus :

Ayons aussi une pensée pour les habitant-es des Antilles qui sont victimes du Chlordécone. En effet, pendant vingt ans jusqu’en 1993, l’État français a autorisé l’usage du chlordécone dans les bananeraies des Antilles, empoisonnant durablement les terres, l’eau et 90 % de la population et ce bien après l’interdiction mondiale du produit. Des milliers de travailleuses et travailleur agricoles ont été exposés, et les sols restent contaminés pour des siècles. Ce crime environnemental et sanitaire a été révélé grâce à l’opiniâtreté des ouvrier-es agricoles et des organisations syndicales, transformant un drame silencieux en une lutte politique pour la dignité. Après des décennies de déni judiciaire, la mobilisation massive a fini par imposer la reconnaissance de la responsabilité de l’État et l’ouverture de droits à l’indemnisation pour les victimes. C’est le combat exemplaire pour la justice coloniale et la protection de la vie face à l’impunité industrielle.

Pour en savoir plus :

Enfin, n’oublions pas que les mobilisations tous les vendredis des jeunes pour l’environnement (marches climat) ont réussi à imposer le sujet dans l’agenda politique et médiatique. Ce mouvement s’inscrit dans le cadre du réveil climatique mondial de la jeunesse, porté par des collectifs comme Youth for Climate et les grèves de Greta Thunberg (Fridays for Future) à partir de 2018.

Pour en savoir plus :

Parce que notre intégrité physique et notre avenir ne sont pas négociables : ensemble, imposons l’humain et la planète avant les dividendes ! 

En avAnt vers le 1er mai ✊

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