Calendrier de l’avAnt – Ep. 5 Origine du 1er mai.
Nous y sommes ! Ce vendredi nous serons le 1er mai, journée internationale de lutte pour les travailleuses et travailleurs.
Le 1er mai n’est pas la « Fête du Travail » telle que certains voudraient la dépolitiser, mais la Journée internationale de lutte pour les travailleuses et travailleurs. Ses racines sont plongées dans le sang et la détermination. D’abord à Chicago en 1886, lors de la sanglante émeute de Haymarket pour la journée de 8 heures, puis en France à Fourmies, le 1er mai 1891. Ce jour-là, l’armée tire sur une manifestation pacifique, faisant neuf morts, dont de très jeunes ouvriers. Ce sacrifice ultime devient le moteur de la solidarité ouvrière française. Le 1er mai symbolise une revendication simple et puissante : 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures pour vivre.
C’est cette pression constante qui force le gouvernement à voter la loi des 8 heures en 1919 et qui rend par la même occasion la journée du 1er mai chômée. Si le régime de Vichy tente, en 1941, de récupérer la date pour en faire une « fête de la Concorde sociale » (visant à effacer l’idée de lutte des classes), la CGT et la Résistance ont su préserver son essence révolutionnaire. Aujourd’hui, le 1er mai reste le symbole mondial de notre force collective contre l’exploitation. C’est le jour où l’on rappelle que le progrès social ne se négocie pas par politesse, mais s’arrache par le rapport de force.
Pour en savoir plus :
- Cinq questions sur le 1er mai
- La CGT : Nous ne les laisserons pas nous voler le 1er mai
- Les grandes dates de l’histoire de la CGT
Le saviez-vous ?
L’expression “faire grève” vient de la Place de Grève, à Paris (aujourd’hui Place de l’Hôtel de Ville).
Au Moyen Âge et jusqu’au XIXᵉ siècle, les ouvrier-es sans travail s’y rassemblaient pour attendre un embaucheur.
À l’époque, « faire grève » signifiait donc simplement chercher du travail. Ce n’est qu’au XIXe siècle que le sens a basculé, les ouvrier-es mécontent-es ont commencé à s’y réunir massivement, non plus pour trouver un patron, mais pour cesser collectivement le travail et exiger de meilleures conditions. Le lieu de l’embauche est ainsi devenu, par la force des luttes, le symbole mondial de la résistance ouvrière.
Le mot est resté. Et avec lui, une idée simple, quand le travail s’arrête, la voix des travailleuses et des travailleurs commence à porter.
Nous espérons que ce calendrier de l’avAnt 1er mai, vous aura inspiré-es et vous aura convaincu-es de l’utilité de s’engager dans nos luttes.
A demain à la manif 🙂
