Félicitations Madame la Présidente : 3 mois et déjà de multiples mesures disciplinaires !

Il n’aura fallu que 90 jours pour que la nouvelle Présidente s’inscrive dans la sinistre continuité de son prédécesseur : les sanctions pleuvent, des commissions de discipline se tiennent plusieurs fois par mois, conduisant de plus en plus souvent à des licenciements.

Aux Fonctions Centrales, des agent×es sont accusé×es de défaillance managériale alors qu’ils n’avaient pas de rôle hiérarchique. Ils payent les conséquences d’une organisation bancale, sur laquelle la direction a refusé d’ouvrir les yeux.

À lire les « faits reprochés » dans la procédure à l’encontre de deux agent×es qui étaient, il y a encore quelques semaines, garant×es de la réputation de RTE, on comprend rapidement le niveau de vacuité du dossier :

  • trop grande « relation de proximité » avec leurs collègues,
  • réunions où l’on parlerait aussi « de récits du week-end »,
  • « mimiques »,
  • ou encore propositions d’amélioration du fonctionnement de l’équipe auprès de leur hiérarchie.

Sérieusement ? Voilà donc ce qui justifierait de broyer professionnellement et humainement des salarié·es en PO5, avec des procédures d’une extrême violence ?

Ces dossiers conduisent à se questionner sur les intentions véritables de RTE : entre protection sincère de la santé des équipes concernées et construction à charge, nourrie de ressentis, d’interprétations et de témoignages orientés, le doute est permis.

En prévention des RPS, des témoignages concordants doivent toujours nous alerter. Mais lorsqu’ils émanent tous d’un unique microcosme, partageant des intérêts communs, ne peut-on pas légitimement douter de l’existence d’un lien de complicité entre les personnes témoignant ?

D’autant plus qu’aucune preuve (SMS, mail, photo…) n’a été présentée aux personnes incriminées à ce jour ! Elles ont pourtant été mises à pied, à titre conservatoire, avec retenue d’un mois de salaire en « prévention ». Comme si des personnes en arrêt maladie depuis des mois pouvaient être un danger pour RTE.

Pendant que les équipes croulent sous la charge et que les accidents se multiplient, certain×es dirigeant×es semblent avoir trouvé leur priorité : terroriser le personnel à coups de sanctions arbitraires et de procédures bâillon, là où un travail commun demédiation pourrait résoudre l’immense majorité des difficultés.

Nos collègues ne sont pas des dangers pour l’entreprise.

Les véritables dangers sont les méthodes managériales brutales, les procédures disciplinaires instrumentalisées et la volonté de faire taire celles et ceux qui n’exécutent pas aveuglément les directives.

 

Madame la Présidente, la CGT des FC demande l’arrêt immédiat des procédures engagées contre eux, ainsi que la mise en place d’une politique de médiation humaine et juste.

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