La CGT vous offre une astuce pour faire une super omelette !
Ce que les uns gagnent, tout le monde en profite
Même si tu te sens « bien loti », tu dois beaucoup à celles et ceux qui se sont battus avant toi. Les congés payés, la Sécu, la retraite, les augmentations de salaires… rien de tout ça n’a été offert par générosité, tout a été gagné par la lutte.
Sans mobilisation, ces conquis sociaux disparaissent peu à peu, et quand on « nous donne » quelque chose sans lutte, c’est souvent un piège : comme on dit en marketing « Quand c’est gratuit, c’est toi le produit ! ».
Le rapport de force profite à tous
Quand des salarié·es qui se mettent en grève et obtiennent une amélioration, l’employeur ne peut pas limiter l’avantage aux seuls grévistes : une augmentation générale, un droit nouveau… ça bénéficie à tout le monde. Et si tu penses que ta situation est déjà bien comme ça, ce n’est pas le cas de tout le monde, y compris aux FC, et tu peux donc faire grève pour que tout le monde en profite.
Aujourd’hui, le SNB a augmenté de seulement 6,4% en 5 ans, alors que l’inflation est de 14,2%. Cet écart de 8 points ne peut pas être comblé par les NR, qui doivent récompenser l’implication individuelle, pas permettre de survivre sans hausse du pouvoir d’achat. C’est pourquoi nous exigeons une échelle mobile des salaires, indexée sur la vie réelle.
Et rappelons-le : la direction suit attentivement le nombre de grévistes. Si ça ne servait à rien, pourquoi perdraient-ils du temps à compter ? Ces dernières années, EDF a obtenu de grosses enveloppes d’augmentation grâce à la grève.
Prévenir les reculs sociaux
La grève, même quand elle ne semble pas « nous concerner directement », évite que demain notre propre situation se dégrade. Ceux qui disent : « ailleurs c’est pire, on n’est pas si mal lotis » nous poussent à accepter toujours moins. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ? Une entreprise qui marche comme Amazon ?
Qu’y a-t-il de « raisonnable » à accepter des conditions de travail dégradées sans rien dire ??
La solidarité comme assurance collective
Beaucoup hésitent à se mettre en grève par peur d’être stigmatisés. Mais plus nous sommes nombreux, plus nous nous protégeons collectivement. La grève, c’est un bouclier commun : chacun prend un risque minime pour construire une force énorme.
Au sein des FC, certaines activités peuvent être vraiment bloquantes : assistantes, GCT, comptables, pôles d’expertise, services de santé au travail…
Enfin, occuper le terrain, c’est aussi empêcher que la colère soit récupérée par les casseurs ou l’extrême droite.
En résumé, faire grève c’est :
- dire “je ne suis pas d’accord, je mérite mieux.”
- lutter ensemble pour que demain, nous ayons encore des droits collectifs et un vrai pouvoir d’achat.
- contribuer à des conquêtes qui profiteront à tous, même à celles et ceux qui pensent ne pas être concernés.
Et même si tu as l’impression que te mettre en grève n’a aucun impact car cela n’apporte pas de blocage, cela envoie un message à la direction et un message de soutien aux grévistes dont la grève bloque l’organisation et qui prennent « plus de risques », notamment financiers. Un fonctionnement sain en démocratie s’opère à partir de divers courants de pensées.
1h de grève, c’est tout sauf rien. Dans l’immédiat, cela a un effet sur ta fiche de paie mais surtout cet acte exprime une attente forte, c’est un soutien indispensable pour établir un rapport de force, pour s’accorder l’opportunité de gagner. Ce n’est jamais pure perte, cela se convertit en salaire différé bien au-delà de la simple carrière (congés, santé, hausse de SNB, etc.). C’est donc précieux et utile ! J
La grève, ça marche. La grève, c’est utile. La grève, c’est nécessaire.
En bref, on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs (de rien pour la recette !)
