Fin de la négo : l’avenir de la grille des IEG est en jeu !
Toutes les infos pour se faire une opinion
👉 Vers une pseudo-grille avec des coefficients de 0,1% ?
La nouvelle grille serait composée de 2000 coefficients hiérarchiques, 1560 pour les 3 collèges au lieu de 63 NR et 438 pour les cadres supérieurs au lieu de 15 niveaux.
C’est l’objectif n°1 des employeurs : que le nombre de coefficients empêche de pouvoir communiquer et se comparer par rapport à des repères collectifs. Comment détecter des écarts injustifiés et ne pas être isolé s’il n’y a plus de transparence ?
Les employeurs espèrent que le salaire deviendra un sujet tabou qui ne se discute qu’entre salarié·e et manager, comme dans les entreprises privées.
👉 Avancements, reclassements et augmentation générale
Les avancements ne seraient que de 2% au lieu de 2,3% (en moyenne), avec la possibilité de donner plus en utilisant les pas de 0,1. Les GF resteraient inchangés, équivalents à 4,6%.
Les entreprises pourraient faire des augmentations générales de x fois 0,1%, sans devoir donner 1 NR à tous·tes.
👉 Revalorisation de la grille de 1,8% sur 3 ans
La grille serait rehaussée de 1,8 % en 3 fois : +0,6% au 1er juillet des année 2027, 2028, 2029. C’est la compensation proposée pour faire accepter les coefficients de 0,1% et les avancements à 2%. La mesure est censée être indépendante des négociations annuelles sur le Salaire National de Base mais rien ne garantit que ça ne sera pas repris par l’inflation.
👉 Revalorisation de l’indemnité d’astreinte de 9%
La revendication portée par la CGT et promise à plusieurs reprises par les employeurs est dans l’accord. Le calcul de l’astreinte se ferait sur la base de l’échelon 4 de la grille actuelle, soit +9%.
👉 Des échelons supplémentaires d’ancienneté
Le projet prévoit une évolution de 25% sur une carrière complète avec des échelons supplémentaires à 3 ans, 37 ans et 40 ans. Chaque échelon correspondrait à une majoration de 1,14%. Aujourd’hui, l’ancienneté permet +22% de rémunération avec 9 échelons actifs jusqu’à la 34ème année (échelons 1,2 et 3 non utilisés).
👉 Reconnaissance de l’expérience professionnelle par l’ancienneté
L’accord officialiserait ce que RTE fait déjà : reconnaître l’expérience en dehors des IEG par l’échelon d’ancienneté et/ou le NR (comme le prévoit le statut).
En réalité, ça pénalise le nouvel embauché qui ne bénéficie pas de toute la progression automatique due aux échelons. Ça permet aussi de ne pas afficher un NR trop élevé pour masquer la faiblesse des salaires des plus anciens par rapport au marché du travail actuel.
👉 Revalorisation de 10% des plafonds de collège
Il s’agit surtout de débloquer la situation de quelques agents en NR370. Il n’y a quasiment personne en butée de NR en exécution (NR160) et en maîtrise (NR240).
👉 Minima des embauches selon le diplôme
La revalorisation des minimums au niveau branche resterait en dessous de ce qui se pratique à RTE. Ainsi, les BAC+2 seraient au NR 95 (100 à RTE) et les BAC+5 au NR 165 (170 à RTE).
Le projet d’accord sera mis à la signature jusqu’à mi-juin. La FNME-CGT va consulter ses syndicats et ses adhérents.
