Accord égalité professionnelle : un manque d’ambition

Accord égalité femmes-hommes 2025-2028 : Un manque d’ambition de la direction !

Le précédent accord avait permis des avancées à partir des propositions de la CGT : création du « congé paternité et accueil de l’enfant allongé », non-discrimination salariale à l’arrivée d’un enfant, aide aux victimes de violences intra-familiale, création d’un comité de vigilance sur les violences sexistes et sexuelles…

Malheureusement, le nouvel accord n’est pas à la hauteur et n’a pas été validé par la CGT.

Garantie de maintien du régime IEG : c’est non !

La réforme des retraites a supprimé le régime spécial pour les embauché·es depuis septembre 2023 mais aussi potentiellement pour tous·tes en cas de rupture d’affiliation à la CNIEG.

Or, la direction n’a pas retenu notre proposition de garantir l’absence de suspension du contrat de travail lors du congé parental par le maintien de cotisations sociales. Elle considère le risque comme faible (sic !) malgré l’absence de parution du décret qui devait sécuriser les congés familiaux.

Féminisation par l’embauche systématique des alternantes : c’est non !

Malgré le nombre élevé de recrutements sur TURPE 7 (700 par an), la direction ne veut pas s’engager à embaucher toutes les alternantes diplômées en filière technique. Leur embauche est conditionnée à l’accord du manager, de la direction métier et de la DRH : pire que pour embaucher un alternant homme !

Création d’un congé menstruel : c’est non !

La CGT a proposé d’instaurer une autorisation d’absence rémunérée pour les femmes qui souffrent de règles douloureuses ou d’endométriose. En vain… bien que cela existe dans d’autres entreprises.

Parentalité et conciliation des temps de vie : quelques avancées…

Le dispositif d’aide à la garde des enfants de moins de 3 ans a été revu, à la demande de la CGT, car il ne bénéficiait qu’à une petite centaine d’agent.es. Ainsi, les 1600 parents concernés bénéficieront de 30h de CESU (ou 40h pour 2 enfants).

La direction mettra fin à la réservation de places en crèches pour transférer le budget sur ces CESU, en maintenant les berceaux actuellement occupés jusqu’aux trois ans des enfants.

Par ailleurs, nous avons obtenu la prise en compte du deuil périnatal pour le congé paternité et accueil de l’enfant allongé spécifique à RTE (instauré par l’accord précédent).

Lutte contre le sexisme : la réponse ne peut pas être que disciplinaire 

Faire évoluer les mentalités passe par la prévention et la formation, ce qui nécessiterait un budget dédié. La CGT a notamment proposé la venue d’intervenant·es externes dans les collectifs de travail. Mais ça n’intéresse pas la direction qui pense résoudre tous les problèmes par les procédures disciplinaires et les sanctions.

De plus, la direction supprime le comité de vigilance (composé de la DRH et de représentant·es du personnel), qui assurait un suivi des signalements et de leur traitement. Un manque de transparence qui ne va pas dans le bon sens.

Participation aux manifestations féministes

Nous avons obtenu que l’autorisation d’absence pour participer à la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, puisse aussi être utilisée pour la journée contre les violences faites aux femmes le 25 novembre.

En résumé, cette négociation a été très décevante à cause du manque d’ambition côté direction.

L’égalité professionnelle reste un combat permanent !

 

 

 

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